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Tora Darchange Préfet-en-Chef - Troisième année


Nombre de messages: 65 Race: Démon Âge: 16 ans
Feuille de personnage Statut: Actif
 | Sujet: Re: Urgencia Dim 24 Aoû 2008 - 13:50 | |
| Il avait tenté de sortir de la salle commune discrètement, mais elle avait trouvé le moyen de surgir au dernier moment, décidant qu'elle l'accompagnerait, après de rapides "Au revoir petits-frères !" à ses endoctrinés. Il s'était résolu à supporter sa présence, en se demandant vaguement si Kléa s'inquièterait s'il ne lui parlait pas. Comme il n'avait aucune idée de sa destination, il avait décidé qu'il n'en aurait pas, et marcherait un peu au hasard, en prétendant faire son boulot de préfet (ah non, préfet-en-chef, maintenant). Il y avait eu un temps où il n'avait pas l'impression de devoir s'expliquer à chacun de ses gestes.
Faire ses rondes seul n'avait pourtant pas été désagréable, à l'époque. Il pouvait penser tranquillement à ce qu'il voulait, sans avoir le sentiment d'être toujours surveillé. Mais cette proximité-là le dérangeait : elle n'était pas consentie, elle n'avait pas su se renouveler, elle ne lui apporterait rien, elle ne servirait qu'à lui fermer de nouvelles portes. Il avait l'impression de se transformer en membre d'une unité, qui impliquait toujours la présence de Kléa où qu'il soit et où qu'il aille. Les voir ensemble ne surprenait plus personne, et il ne voulait pas réfléchir à ce qu'on pouvait penser d'eux. Elle s'amusait, visiblement, elle était joyeuse, à l'entendre, mais il était presque sûr que d'une façon ou d'une autre, tout se retournerait contre elle et qu'elle saurait l'entraîner avec elle, par peur de devoir tout affronter toute seule.
Non, et puis, tout simplement, ce qu'elle faisait l'agaçait. Kléa s'éloignait de ce qu'elle aurait dû être, et il était presque sûr que ça ne leur apporterait que des ennuis. Et si on l'accusait lui d'avoir fait quelque chose à Kléa ? Elle s'était pourtant débrouillée toute seule, pour en arriver-là.
Il n'avait pas besoin de chercher d'exemples supplémentaires quant à ce désappointement : un élève demandait un préfet, et Kléa le prenait pour elle. Il n'arrivait même pas à s'inquiéter, à se demander ce qui avait bien pu se passer - non, en fait, c'était peut-être une des seules choses qui lui étaient restées, ne pas s'inquiéter pour un "autre" inconnu.
Lorsque l'infirmerie fut en vue, elle le dépassa, et il n'aima pas non plus la suivre. Elle forçait arbitrairement les autres à suivre ses propres cadences, elle donnait l'impression de provoquer tous ceux qu'elle croisait pour qu'ils la suivent, et elle ne s'en rendait peut-être même plus compte.
Tora la regarda reculer, un peu désintéressé, avant de comprendre qu'elle s'apprêtait à lui tomber dessus. Il réagit un peu tardivement - suffisamment pour laisser le temps à la tête de Kléa de se relever dans sa chute, butant contre son menton, et elle réussit encore une fois à lui faire perdre pied. Ce genre de situation faisait partie des éléments désagréablement "habituels".
Il attendit patiemment qu'elle se relève, essaya de la rappeler à l'ordre lorsqu'elle prit sa jambe pour le sol, et se releva après elle . Il la dépassa en se plaçant entre elle et le Gardien pour tenter de reprendre le contrôle de la situation - en empirant soigneusement les choses, se rendit-il compte au milieu du flou qui avait pris place dans sa tête. "Tora Darchange, préfet de Coa... Préfet-en-chef. Un élève m'a informé qu'un type biz... que les Préfets étaient attendus à l'infirmerie. Qui sont les concernés ?" Et c'était quoi ce rouge sur ses mains ? |
|  | | Chelsea Roleck Infirmière


Nombre de messages: 26 Race: Shinigami Inférieure Âge: 753 ans
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 | Sujet: Re: Urgencia Dim 12 Avr 2009 - 18:28 | |
| La bouche de Chelsea resta ouverte quelques secondes, les mots écrasés dans sa gorge par l’arrivée inopinée de deux gamins. Elle ne les avait pas senti venir. L’affreux mosca non plus, d’après sa réaction – bien fait pour toi, sale ordure !
La shinigami se tourna brièvement vers le gamin comateux pour se prendre un volute de fumée dans la figure. « Ne pas s’inquiéter si l’Essence de Dictame fume », répéta sa propre voix dans sa tête jusqu’à lui donner la nausée."Ca pue !" Et pas seulement à cause du mosca, avait-elle envie d’ajouter. Point positif, la potion réagissait (peut-être mal, mais une réaction laissait de l’espoir), le gamin devait avoir mal, il y avait d’autres personnes dans la pièce (s’ils survivaient, ils pourraient toujours être utiles si le gamin décidait de mourir : la sale bête l’avait perturbée dans son travail ! il l’avait déconcentrée !). D’ailleurs, qu’est-ce qu’il foutait là, lui ? ‘Karu n’avait jamais mentionné la présence de mosca ici ; il n’aurait pas osé lui infliger ça, tout de même… ?
Chelsea décida qu’elle ne voulait pas de réponse franche et se tourna vers les deux gamins qui n’étaient auditivement pas là par hasard. Mosca ! Les nouvelles allaient vite, ici. "Et bien, le monsieur – enfin, la créature – en face de vous est probablement un des concernés. Je sais pas, demandez lui, j’avais cru comprendre que le mosca savait parler." Et comme elle se rappela qu’il y avait aussi une gamine en piteux état dans la pièce, Chelsea enchaîna en pointant sa main libre vers le groupe des deux personnes et du monstre, restant volontairement imprécise quant au destinataire."Vous. Enlevez le bandage de la gamine et versez-lui six gouttes de la bouteille en verre à la substance brunâtre qui est à côté de moi. N’en laissez pas tomber par terre et non, elle n’est pas fermée, non, le bouchon a disparu. Ah : et faites attention aux bouts de verre par terre." Ca, ça faisait autoritaire et responsable. HA ! Mosca, je te montrerai ! Fière d’elle, Chelsea se reconcentra sur les plaies (du gamin). Deuxième opération, nettoyage. Avec une grimace, elle passa sa main gauche en frôlant leurs bords pour nettoyer les contours avant de s’attaquer aux plaies en elle-même. Décomposer des cellules organiques vivantes, ou mortes depuis peu, n’avait jamais été foncièrement agréable. Et les cris qui s’en suivaient généralement non plus – ils étaient trop forts pour qu’elle puisse les savourer.* Les gamins assoupis, c’est définitivement mieux. * |
|  | | Shinji Kirisaki Gardien d'Héméra


Nombre de messages: 49 Race: Balancer (Shinigami Supérieur) Âge: 853 années Origine(s): Soul Society
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 | Sujet: Re: Urgencia Dim 12 Avr 2009 - 19:46 | |
| Shinji observa le Nimou femelle en face de lui ouvrir la bouche pour lui répondre puis se bloquer, de façon assez comique. Assez amusé malgré la gravité de la situation, il s’apprêtait à lui demander si les Nimou avaient réellement des problèmes de retards intellectuels, probablement liés à la nature congénitale et dégénérée de leur race, quand il se fit percuter par ce qui avait vraisemblablement attiré l’attention de la lécheuse-de-cadavres. Le Gardien se retourna, passablement agacé, pour voir deux élèves se relever –avec plus ou moins de succès lors de la première tentative, se désola-t-il. Les gamins de cette école étaient-ils donc tous aussi fragiles des feuilles de papier, et incapables de faire attention à eux-mêmes ? Une gamine aux cheveux verts –elle, il l’avait déjà rencontrée. Peu après sa propre arrivée, lui semblait-il –impossible de retrouver son nom, par contre. Il n’était pas vraiment en état de réfléchir correctement, pas avec l’autre Truc dans la pièce à côté… L’autre, le garçon, il l’avait déjà vu errer dans les couloirs le soir, faisant ce qui pouvait plus ou moins s’apparenter à une ronde de Préfet. Shinji s’apprêtait à leur répondre quand le Nimou lança une remarque désobligeante et, objectivement(1) dénuée de tout intérêt. Le Shinigami lui lança un regard courroucé, assorti d’un sec :« Le Balancer n’a pas besoin du Nimou pour s’exprimer, merci bien ! » Le regard ombragé et la bouche crispé, il se retourna vers les deux gamins –non, pas les cad blessés, les autres.« Je suis le Gardien, Shinji Kirisaki. Deux élèves ont été… » oO …mince, j’ai oublié de demander au Nimou ce qui était arrivé ! >__< Reprends-toi, Shin ! Oo « …Deux élèves sont gravement blessés. Vous pouvez les identifier et nous signaler ce que l’on pourrait avoir besoin de savoir pour les soigner ? N’importe quoi de particulier sur leurs races ou leurs conditions physiques qui pourrait être utile. » Le Nimou l’appela alors à l’aide –ha, créature faible et inférieure, qui ne pouvait rien faire seule ! Shinji se détourna donc des deux Préfets(2) et entra d’un pas vif dans l’infirmerie. Il fronça le nez devant l’odeur abominable qui l’assaillait et se saisit de la bouteille en essayant de se retenir de l’utiliser pour envoyer valdinguer le Nimou dans le décor. Il se pencha au dessus du blessé dont le Nimou ne s’occupait pas –une fille, donc, selon ses dires. Maintenant qu’il était plus près, il devait reconnaître que c’en était effectivement une, et plutôt jolie, dans le genre cadavérique. Shinji s’attela à lui ôter son bandage, ou plutôt la croûte de sang mêlé de ce qui devait avoir été du tissu dans une autre vie, et mît la plaie à nu.« …C’est vraiment moche. (jetant un coup d’œil au Nimou) Et je ne parle pas que de vous. » Le Balancer versa six gouttes de cet écœurant liquide brun sur la plaie de la jeune fille. Il eût le réflexe de chercher le bouchon, puis se rappela des paroles du Nimou à ce sujet.
« …Le bouchon a disparu avant ou après l’apparition des éclats de verre au sol, au fait ? Simple curiosité. » (1) : « objectivement » = « personne me contredit, donc j’ai raison » (2) : Kléa, tu mens par omission, c’est mal  |
|  | | Hybris Kyftos Préfet de Saevitia - Deuxième année


Nombre de messages: 58 Race: Incarnation de l'Hybris Âge: 16 ans Origine(s): Américain d'origines grecque et écossaise
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 | Sujet: Re: Urgencia Dim 12 Avr 2009 - 20:47 | |
| Quelque chose n’allait pas. Hybris se sentait mal, presque nauséeux, comme s’il était fiévreux –ce qu’il n’était pas, il avait demandé à quelque timide élève de Saevitia de s’en assurer. Elle avait paru intimidée, un peu embarrassée, mais contente d’avoir pu aider. Hybris n’avait pas eu la présence d’esprit de lui demander son prénom –quelque chose n’allait vraiment pas. Il avait traîné toute la matinée dans sa salle commune, rongeant son frein pour une raison inconnue. Etait-ce parce qu’Erynis le boudait manifestement ? Mais était-ce de sa faute, à lui, si elle laissait traîner ses bouteilles d’ouzo –substance alcoolisée et par là-même interdite, fallait-il le rappeler– au vu et au su de tous ? Quelqu’un avait bien dû s’en occuper. Et qui de mieux désigné que l’être dévoué et désintéressé qu’il était ? Etait-ce parce que cela faisait au moins trois jours qu’il n’avait pas discuté avec, ou même entraperçu Catharsis ? Ou était-ce tout simplement parce qu’il avait encore cette foutue impression de stagner, de n’arriver à rien, de manquer ses cibles les plus importantes, de ne plus savoir exactement quelle était la prochaine étape, ou tout bêtement ce qu’il faisait là ?
Hybris avait passé toute la matinée avachi dans un des fauteuils de sa salle commune, à vaguement lire un bouquin quelconque qu’il trimballait depuis longtemps dans ses valises(1). Il commençait à piquer du nez quand il entendit le mot « Préfet » prononcé à l’autre bout de la pièce. Ouvrant un œil résigné, Hybris passa en mode automatique et sauta sur ses pieds pour aussitôt demander si l’on avait besoin de lui, espérant à moitié que les gens se contentaient de vanter ses mérites et qu’il pourrait retourner à sa sieste. Il s’avéra qu’un élève était passé peu auparavant pour signaler qu’il y avait des blessés à l’infirmerie, et que la présence des préfets était requise. Hybris salua donc ses petits camarades et s’en fut vaillamment pour l’infirmerie.
Le trajet dans les couloirs, plutôt frais pour cette période de l’année, et surtout pour cet endroit du globe, acheva de le réveiller. Ce fut donc avec une curiosité sincère qu’Hybris arriva à l’infirmerie. La porte défoncée et les flaques de sang n’annonçaient rien de bon, nota-t-il. Deux élèves se tenaient sur le pas de ladite porte, ou plutôt de ses restes. Une fille dont il se serait rappelé s’il l’avait déjà rencontrée –elle avait les cheveux verts (2)– et…« Hey, Tora ! Toi aussi, on t’a convoqué à l’infirmerie ? Il se passe quoi, au juste ? » Semblant alors se rappeler de la présence de la fille –comme s’il pouvait la manquer– Hybris se reprit, avec un immense sourire :« Oh, pardon. Je crois qu’on s’est jamais rencontrés ? Hybris Kyftos, Préfet de Saevitia.» Hybris jeta rapidement un œil à l’intérieur, par-dessus l’épaule de Tora. Il enregistra rapidement le bordel qui régnait dans la pièce : de la boue, des éclats de verre, des gens inconnus, du sang, des bandages dégueus, des gens impossibles à reconnaître vu leur état et à cette distance, encore du sang…(1) : Si ça vous intéresse, le titre du bouquin est « La Bourse, mode d’emploi : ficelles, trucs et astuces pour les Golden Boys en devenir ! ». (2) : Oh, noes, ils vont jurer s’ils se tiennent à côté l’un de l’autre ! _________________ One Ring Boubou to rule them all, One Ring Boubou to find them, One Ring Boubou to bring them all, And in the darkness Boubouism bind them.
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|  | | Clefkléa Mint Élève de Coactus - Première année

Nombre de messages: 89 Race: Ange Âge: 16 ans
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 | Sujet: Re: Urgencia Lun 13 Avr 2009 - 0:20 | |
| Kléa resta quelque peu interloquée sur le seuil de la pièce. Elle n’aurait déjà pas eu envie de passer devant ce type en tant normal, qu’il soit Gardien ou pas, mais ce ton sec et ces remarques agressives l’incitaient encore moins à se rapprocher de lui.* Non, il nous a demandé de faire quelque chose, qu’il soit inquiétant, ou louche, ou…, il faut d’abord voir la situation. * La Coactus s’aventura d’un pas dans la pièce avant de brusquement repartir en arrière, effrayée par l’odeur (du sang autre que le sien), la présence d’un autre shinigami (ohmonDieuunautreilssereproduisaient), désagrément bien vite disparu quelque part sous le nœud dans son estomac. Elle avait clairement perçu l’un de deux, et c’était suffisant. Elle pointa le lit en se concentrant sur ses gestes – pas de sentimentalisme, elle n’allait pas flancher, elle resterait droite, assurée, compétente et digne de confiance, quoiqu’il arrive (non, sa n’était pas agitée, non, elle était parfaitement tranquille, non, sa voix ne tremblait pas)."Lui, c’est Rag, Renard Raginhard, Coactus et euh… c’est pas tout à fait un ange…" Kléa n’avait jamais réellement su comment le considérer : être un ange, n’était-ce pas une nature profond, quelque chose qui se manifestait à chaque instant ? Comment pouvait être un semi-ange, ou quelque chose s’y rapportant possédant une essence angélique mêlée à un autre chose ? Là-Haut, les nuances qu’on leur apprenait à distinguer ne s’appliquait jamais aux anges, comme s’il était tacitement admis que la logique du tout ou rien prévalait. Elle se promit de faire une analyse complète de son aura, un jour. S’il ne lui arrivait rien, si elle n’était pas fragmentée, si elle ne se disloquait pas, si… Non-non-non décida-t-elle en secouant la tête. Kléa s’assura qu’elle tenait bien debout et jeta de nouveau un œil dans la pièce, pour mesurer l’étendue de toute cette bizarrerie. Il fallait qu’elle se focalise sur autre chose, cette ambiance de vieux couple en instance de divorce, par exemple.
Lorsqu’un autre pas se fit entendre dans le couloir, Kléa sauta sur l’occasion pour se retourner. Un nouvel arrivant, préfet, qu’elle ne connaissait pas. Elle répondit par automatisme et s’aperçut qu’elle ne contrôlait pas le débit de sa voix."Kléa Mint, Coactus, et… et…" (Kléa prit une pause pour respirer, reprit un ton presque monocorde, peut-être un peu trop faible) "et il y a une élève de Saevitia, je crois. Une tache un peu orange." Et Rag, aussi – petit-frère, tu vas t’en sortir, hein, qu’est-ce qu’il s’est passé, dis-moi, petit-frère-"Est-ce qu’on peut faire quelque chose ?" finit-elle par demander à brûle-pourpoint dans la pièce. |
|  | | Chelsea Roleck Infirmière


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 | Sujet: Re: Urgencia Lun 13 Avr 2009 - 1:26 | |
| Comme c’était mignon ! Alors le truc était susceptible et prenait la mouche parce qu’elle prenait la parole à sa place ? Blessé dans une potentielle virilité ? Chelsea promit de s’en souvenir pour les dix prochaines minutes – après ça, son seuil de tolérance allait être dépassé, il allait falloir qu’elle fasse quelque chose pour le bouter hors d’ici, loin, très loin.
Oh. Truc avait un nom. Un prénom, aussi, et en essayant vaguement de retenir les deux, Chelsea ne se souvint que du début de son nom - Kiri-chose. Gardien, de sa fonction. Gardien. * Gardien. * Oui, Gardien. Chelsea éclata de rire, ce qui était une très mauvaise chose, se reprocha-t-elle en voyant ses mains trembler autour de la blessure du gamin, mais diantre ! outre la simple prétention du titre, Gardien. "Mais qu’est-ce que vous gardez ? Vos tares et vos dégénérescences, les élèves à l’intérieur du château, ou bien les grosses bestioles à dents et à griffes qui rodent autour ?" La shinigami continua de rire quelques secondes avant de s’étrangler lorsque le Gardien s’approcha pour prendre la bouteille. Elle parvint à reprendre la situation en main et déguisa ses tentatives d’inspiration en spasmes de rire. Néanmoins, la température de son corps venait de chuter de quelques degré, et elle se sentait déjà beaucoup moins à l’aise, pas écrasée, mais… mais… sal… sale type ! Faux mosca ! Les mosca étaient faiblards, on les poussait du pieds, ils avaient pas des énergies spirituelles pareilles, envahissantes, oppressantes et si lourdes. Chelsea réalisa avec une horreur contenue qu’il n’avait jamais pénétré son périmètre de perception auparavant, et qu’elle n’avait pas pu estimer sa puissance auparavant. En l’occurrence, elle ne s’était pas méfiée. Mais qu’est-ce qu’un mosca aussi monstrueux (oxymore !) fichait là ?! Qu’est-ce qu’elle avait fait pour- non, non ! elle n’avait rien fait du tout !* On se moque des mosca, on approche pas les gros bill… et là, je fais quoi ? * Une part isolée d’elle-même l’encourageait fortement à espérer que ledit Gardien avait oublié leurs quelques échanges verbaux – du moins tant qu’elle n’avait pas trouvé un moyen d’inverser les rapports de force ou d’appeler ‘Karu à l’aide. Cette idée fut très vide noyée par une remarque désobligeante appuyé par un regard - moche. * Je t’ai vu, sale porc ! Et vieille et décrêpie, te gêne pas, monstre putride, sournois et infect ! * Chelsea prit sur elle, oublia sa dernière remarque sur le bouchon manquant (elle regrettait de l’avoir prévenu quand aux morceaux de verre) et entreprit de dessouder une ultime fibre de tissu qui s’était coincé dans la plaie du garçon avant de passer sa main une dernière fois sur la blessure. Ceci fait, elle récupéra un morceau de tissu d’apparence propre sur l’oreiller du lit, et en fit une nouvelle compresse.
Une voix lui fit tourner la tête et Chelsea écouta docilement la question. Gentille fille. Pas mignonne, mais remplie de bonne intention. Une chance sur deux qu’elle n’allait pas la supporter bien longtemps."Et bien, je vais te donner un scalpel pour que tu puisses cisailler la jambe de la demoiselle. Non, en fait, je pense que monsieur le Gardien sera largement compétent pour lui faire le plus de mal possible. Reste du côté des étagères, et file nous chercher des tissus propres en les prenant seulement par une extrémité, on avisera après." Chelsea jeta un coup d’œil en arrière, résolue à affronter le monstre."Vous. On échange de gamin. Vous vous déplacez d’abord, vous prenez le relais pour maintenir le tissu blanc sur la tâche rouge du mioche et vous attendez pendant que je m’occupe de la petiote. Compris, ou je dois encore simplifier ?" |
|  | | Tora Darchange Préfet-en-Chef - Troisième année


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 | Sujet: Re: Urgencia Dim 10 Mai 2009 - 9:53 | |
| Renard... le type qui était arrivée en même temps qu'elle à l'école¹. Accessoirement, Tora croyait se souvenir d'un empoté un peu loufoque (le simple fait qu'il la laisse l'approcher à moins de deux mètres de lui était douteux en soi). Au moins, il était identifié ; quand à l'autre... quelques regards (et il suffisait juste d'écouter, finalement) convainquirent Tora de rester prudemment sur le seuil. L'échange verbal n'aurait incité personne à s'interposer - et d'abord, pourquoi convoquer les préfets, qu'est-ce qu'ils pourraient faire de particulier, et puis pourquoi lui , pourquoi pas un autre préf-
Lorsqu'une voix l'interpella et qu'il reconnut la personne à qui elle s'associait, Tora continua à se demander pourquoi lui (et le pro-nom ne désignait plus forcément la même personne²). Il se força à ne pas céder face à l'instinct qui l'incitait à rester prudent (c'était Kléa qui le mettait sur les nerfs, il finissait par se méfier de tous les "nouveaux" visages et se mettait à douter des anciens pour un rien), mais préféra tout de même le regarder venir vers eux plutôt que de lui tourner le dos (et s'il fut incapable de lui dire ce qu'il s'était passé, ça n'était pas par méfiance ou angoisse, non, c'était juste pour ne pas mettre en évidence sa propre ignorance). Tora suivit des yeux le Saevitia lorsqu'il jeta un oeil dans la pièce (avait-il réellement besoin de se rapprocher de lui comme ça ?), et sentit son corps se tendre comme s'il s'attendait au pire. Le malaise que ce type provoquait chez lui n'était peut-être pas imputable qu'à Kléa, finalement."On sait juste que deux élèves ont été blessés. Ils voulaient des renseignements sur eux" lâcha-t-il (si sa voix était un peu renfermé, c'était par empathie pour lesdits blessés, n'est-ce pas ?).
N'ayant pas envie qu'on le taxe d'inutile (et il ne saisissait pas le moindre prétexte pour s'éloigner du rouquin), Tora poussa doucement Kléa devant lui et se dirigea d'un pas plus résolu qu'il ne l'était vers une des étagères.¹ Parce que oui, Tora s'en souvient  ² Ou "l'élement anaphorique ne remplaçait pas le même groupe nominal" (cours de linguistique, je vous hais) |
|  | | Shinji Kirisaki Gardien d'Héméra


Nombre de messages: 49 Race: Balancer (Shinigami Supérieur) Âge: 853 années Origine(s): Soul Society
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 | Sujet: Re: Urgencia Lun 27 Juil 2009 - 16:23 | |
| Shinji reporta son attention sur les Préfets lorsque la fille s'avança un peu dans l'infirmerie -il aperçut un troisième élève, un garçon roux, qu'il croyait avoir déjà aperçu une ou deux fois rôder autour des bureaux des professeurs. oO Autre Préfet ou simple curieux ? Oo La réponse à cette question devrait attendre un peu ; la gamine aux cheveux verts s'adressait au Gardien d'une voix presque... tremblante. Shinji remarqua qu'elle avait reculé, comme incapable de s'approcher davantage des deux corps . Elle venait d'identifier le garçon, et, apparemment, c'était plus qu'elle n'aurait voulu en savoir. Le Balancer ressentit un élan de compassion pour la pauvre gamine. Il ne savait que trop bien à quel point le monde se transformait en quelque chose d'impossible , d'insupportable , à la seconde où ce cadavre quelconque devenait un ami brisé, peut-être au delà de tout espoir.
Respectant la gravité du moment, Shinji ne se leva pas pour rompre la colonne vertébrale du Nimou femelle lorsque qu'elle caqueta quelque remarque stupide l'accusant -lui !- d'être responsable de l'accident. Il ne lui projeta pas son sabre entre les deux omoplates, il ne l'écorcha pas dans la seconde. Il n'essaya même pas de la corriger (oO Je garde l' intérieur contre les menaces extérieures, salope (1) ! Oo ) Avant d'avoir pu compléter la liste de tout ce qu'il ne lui faisait pas subir, Shinji s'aperçut que l'immondice humanoïde s'était étranglée sur son propre rire grinçant. Il s'autorisa un regard plein de pitié qui jurait avec son sourire moqueur, et reporta son attention sur la gamine aux cheveux verts. Il ne put s'empêcher de rouler des yeux lorsque le Nimou s'adressa à elle.oO Comme si la pauvre gosse avait besoin de ça en plus ! ...Alors, les rumeurs seraient vraies, les Nimou n'auraient réellement aucune empathie, aucun sentiment, rien ? Oo La créature susmentionnée se sentit soudain obligée de donner des ordres à Shinji, mal à l'aise qu'elle était à cause du silence pesant qui plombait la salle depuis quelques secondes (oO La capacité de stockage de sa mémoire atrophiée ? Oo ) et son crâne depuis des temps immémoriaux. Le Balancer soupira intérieurement, mais dans l'intérêt des gamins, accepta de se montrer coopératif. L'idée que le Nimou était peut-être l'infirmière de l'école l'effleura et le laissa avec l'espoir qu'elle savait ce qu'elle faisait et la crainte qu'une bête aussi vile ne soit le pire choix possible pour une fonction basée sur l'altruisme.
Abandonnant le flacon près de la jeune fille blessée, Shinji contourna le Nimou -eurk - pour s'approcher du gamin et pressa la main sur le tissu blanc -blanc ? ah, cette petite tâche dans le coin- en s'efforçant de ne pas effleurer la main du charognard putride. C'était une expérience très désagréable que de se tenir à quelques centimètres d'un spécimen particulièrement répugnant d'une espèce contre-nature et horrible et puante et mauvaise et révoltante, et de savoir que l'on ne pouvait pas utiliser son sabre spécialement forgé pour dépecer de tels horreurs, parce qu'il fallait coopérer.(1) : I blame it all on Richard. |
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