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 Madeleine Clyne

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Madeleine Clyne
Élève de Remissus - Première année
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Nombre de messages : 24
Race : Démon
Âge : 11 ans

Feuille de personnage
Statut: Actif

MessageSujet: Madeleine Clyne   Dim 30 Juil 2006 - 19:58

Nom : Clyne. Ca n’est pas son nom du temps où elle était vivante (elle ne s’en souvient plus), mais on lui a donné celui-ci et ça lui "convient".

Prénom : Madeleine.

Âge : 11 ans.

Race : démon, mais elle l’ignore. Faire un pacte était la seule façon pour que l’âme et le corps soient de nouveau réunis (elle sait tout de même qu’elle a quelques particularités désormais (et compte d'ailleurs bien en profiter, au dépend des autres, tant qu'à faire)).

Origines : Françaises. Mais elle a oublié la langue sans trop savoir comment ni pourquoi et a assimilé l’anglais à la place. Inconsciemment lui paraît être une réponse juste et suffisante.



Caractère : Une des choses rapidement remarquable : elle abhorre l’adjectif « normal » lorsqu’il qualifie un élément de sa vie. Elle pense qu’elle doit être au-dessus de tout et de tout le monde, et que ce « tout le monde » en comprend aussi bien qu’elle la nécessité.
Elle éprouve quelques difficultés d’adaptation à la vie moderne, mais cette dernière est facilitée par une absence quasi-totale de ses souvenirs, à part pour ce qui touche aux quelques moments avant sa mort. De ce qu’elle n’a pas oublié, elle tire profit pour réclamer ce qu’elle avait avant.
Elle est d’un caractère très joueur, mais à sa façon : elle doit tout maîtriser et pouvoir diriger les actions des autres, sans quoi elle ne considère pas l’activité comme un « jeu » à proprement parler.
Ses gestes sont naturellement maniérés, et laissent transparaître son aisance à bien se tenir ; malgré tout, elle se rappelle de toute son éducation de « petite lady ».

Physique : De taille relativement « normale » pour son âge (C’est à dire dans les un mètre trente-cinq), elle avait l’habitude de porter des robes relativement somptueuses (et horriblement coûteuses), s’en souvient bien et s’arrangera pour que les autres s’en souviennent aussi jusqu’à ce qu’on lui en mette à disposition. Ses yeux sont d’un magnifique bleu sombre, mais qui paraît quelques fois… d’une froideur absolue.
Madeleine possède des cheveux blonds, mi-long, bien entretenu comme le veut ce qu’il lui reste de son rang. Son visage laisse prévoir qu’elle sera sans doute « belle » selon les notions d’esthétiques lorsqu’elle sera une adulte.

Poste dans l'école : élève.

Amours/ami(e)s : Elle connaît Sene. Et Myrialya, bien qu’elle ne l’aime pas vraiment. Mais ça s’arrête là ; Sene aurait juste l’autorisation de lui coller aux basques et de la flatter à longueur de journée (si Sene n’était pas Sene).

Qualités : Beaucoup ont considéré son visage comme « magnifique » (j’aime pas mettre « beau », ça dépend de la conception de l’esthétique de chacun V_V) ; si on ignore ce côté glacial, ses yeux sont fascinants par leur capacité de cacher toute émotion. Elle sait se montrer candide quand il faut, plus ou moins humble et n’hésite pas à se montrer « respectueuse » (Se montrer seulement, parce que, à l’intérieur, elle voit plutôt la crédulité des autres comme l’attestation de sa supériorité). La politesse fait partie intégrante de sa vie.

Défauts : Subtilement hautaine et méprisante, elle a des jeux d’enfants qui comprennent le fait que les autres peuvent souffrir (sans elle). Sa politesse peut parfois être un masque d’hypocrisie derrière lequel elle se cache pour ne pas se faire réprimander. Bien que jeune, elle peut se montrer cruelle a bien des égards, sans pour autant montrer le moindre signe de compassion (Elle peut tout de même éprouver de la pitié, dans sa grande mansuétude) ; d’une certaine manière, elle montre une certaine perversité dans sa manière d’agir, qui peuvent elles-mêmes paraître… malsaines. Et là, personne ne peut lui enlever ces idées de la tête ; ce sont ses idées, et elle les garde.
Lorsqu’elle veut quelque chose, elle va jusqu’au bout quitte à utiliser les autres ; tous les moyens sont bons tant qu’elle arrive à garder son masque d’ange. Parfois, lorsqu’elle arrive à se souvenir de la douleur de sa mort, elle voudrait que la terre entier paie et supporte le centuple ; elle a une fâcheuse tendance à mettre tout le monde dans le même sac ainsi que celle de faire des généralités, tout en pensant que c’est « juste ».

Signe(s) particulier(s) : Elle a l’habitude de vouvoyer tout le monde, à part ceux qu’elle considère comme totalement inférieurs, et de parler avec un langage trop poli pour paraître naturel aux yeux des autres.
Parlons maintenant de ses nouvelles capacités ; parce que, elle en est sûre, ce n’était pas une sorcière dans sa vie. C’est une manipulatrice de rêves ; en gros, elle créé des univers durant son sommeil (la plupart du temps, ils ressemblent aux pièce qu’elle avait connues, mais en plus sombre, voir carrément glauques). Elle sent qu’elle pourrait s’introduire dans ceux des autres, mais, actuellement, elle manque de pratique. Tout ce qu’elle peut faire, c’est attirer les personnes dormant physiquement près d’elle, et essayer grosso modo d’en bloquer l’accès à certaines.
Il est inutile de préciser qu’à long termes, elle ne compte pas « inviter » les autres (Ou, plutôt, les obliger à venir) dans ses songes pour seulement boire une tasse de thé ; elle ne sait elle-même pas ce qu’elle compte faire précisément, mais ce ne sera certainement pas quelque chose d’agréable pour eux.


Animal de compagnie : Aucun (Heureusement. Pauvre tit nanimal T_T…)


Dernière édition par le Dim 30 Juil 2006 - 20:05, édité 1 fois
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Madeleine Clyne
Élève de Remissus - Première année
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MessageSujet: Re: Madeleine Clyne   Dim 30 Juil 2006 - 19:59

Histoire :

Ce bruit qui martèle tout le corps. Ce bruit qui remplace tout autre, au milieu du souffle empli d’angoisse.
Bdum. Bdum. Bdum. Bdum.
Rythme saccadé, accéléré par la peur.
Cet homme… cet homme… elle l’avait déjà vu. Mais où ?
Les yeux bleus regardaient fixement ce qu’il y avait devant elle, fixement comme le reste de son corps qui ne voulait pas bouger, paralysé par la terreur (si c’en était bien), l’incompréhension, et, d’une certaine manière, la fascination.
Cet homme, elle ne pouvait même pas le décrire. Au bout de si peu de temps, comment un rustre pareil pouvait-il tenir sa vie entre ses mains ?
Sa vie, c’était ce long couteau façonné comme un arc qu’il tenait étroitement.
Elle ne pouvait pas courir dans cette maison qui était pourtant la sienne, il lui tenait l’épaule, recouverte par le haut de la manche de sa robe noire. Noir. Il fallait porter du noir, son père était mort.
Il osait poser ses sales mains sur elle.
Oui ! Cet homme, il était présent lors de l’enterrement de papa. Il était arrivé en ville un peu avant son accident de cheval, si peu avant qu’on avait omis de les présenter officiellement ; mais des domestiques avaient parlé de « cousin éloigné du maître ».
Elle n’arrivait pas à crier. Au début, elle s’était contentée de reculer, mettant ses mains en face d’elle, en face de son si joli visage, comme si ces simples gestes suffiraient à éloigner l’inconnu, à éloigner le mal. Mais il s’était rapproché, avec la lame brillante, lui avait serré l’épaule. Et voilà où elle en était : regarder sans ciller quelque chose qu’elle ne comprenait pas.
Maman était morte en lui donnant la vie, comme on le redoutait. Papa était allée la rejoindre, quelques mois après le dixième anniversaire de sa fille, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi non plus. On lui disait qu’elle comprendrait plus tard, qu’elle comprendrait pourquoi la volonté de Dieu était ainsi ; comprendrait-elle aussi pourquoi le sourire de cet homme paraissait si malsain ?
Un éclat d’argent, à côté. Un verre, aux multiples reflets irisés. Une chose précieuses, qui, elle aussi, faisait partie de sa vie. Elle se rappelait, lorsque papa mettait du vin rouge dedans.
Ses doigts s’enroulèrent lentement autour, et, presque aussitôt, elle tourna la tête pour voir le reflet de la lame se rapprocher, presque au ralenti, de plus en plus vite de son ventre.
Sans comprendre. Comme si, lentement, la lame traversait une chose trop molle, un peu comme de l’eau. Sa robe était tâchée, quelque chose de mal se répandait, elle tombait en arrière, sans savoir pourquoi.
Sans que sa main ne quitte le verre déjà tâché de rouge. Mais, pour une fois, ça n’était pas du vin.


- Encore quelqu’un qui cherche à se débarrasser de ce verre… on n’y arrivera jamais, hein ? A cause des reflets, il y a toujours des gens pour prétendre qu’avec une certaine lumière, on a l’impression de voir un corps ensanglanté…


« En vie ? » avait été la première phrase qu’elle avait par la suite entendue. Et, pour une fois, elle sentait qu’elle se retrouvait elle lorsqu’elle s’aperçut de la stupidité et la vanité apparente de cette phrase. A l’image de la personne qui l’avait posée, sans doute.
Bien sûr que non, elle ne pouvait pas être en vie. Pourtant, ses paupières clignaient, presque involontairement, et, bientôt, elle s’était mise à dévisager une femme aux longs cheveux noirs, qui paraissait presque folle – mais au moins propre. Elle avait vite compris pourquoi lui offrir la qualification « folle » : ce… c’était bien une femme, non ? Que faisait-elle avec un pantalon, alors ? Et ces draps… même pas de la flanelle. Hein ? Ces objets étaient… incongrus, trop étranges.
Et cette femme… instinctivement, elle avait ressenti une volonté de rejet. Elle souriait. Ca n’était pas la même personne que dans son rêve, celle qui arrêtait l’autre personne. Qui arrêtait qui ? Elle se comprenait, et jugeait inutile de se le préciser. Elle n’avait aucun nom à donner, par contre. Nom ? le sien. Non, pas ça.
Elle avait donné son prénom, lui avait demandé le sien. La femme avait répondu « Myrialya », lui avait demandé de bouger un peu pour vérifier si ses mouvements fonctionnaient bien. C’était le cas. Il y avait eu un risque pour qu’elle soit dans l’incapacité de gérer son corps, mais ça n’était pas le cas.
Mademoiselle Myrialya s’était alors lancée dans des explications qu’elle espérait claires : elle (Madeleine) était morte plusieurs siècles auparavant, son âme était restée emprisonnée dans un objet, elle n’en avait certainement jamais eu conscience ce qui expliquerait pourquoi elle n’avait jamais retrouvé ses esprits. Une quinzaine de jours auparavant, quelqu’un de très méchant avec voulu séparer l’objet matériel de l’âme pour l’amener dans un « certain endroit », mais « leur » équipe était intervenue pour empêcher ça.
Equipe qui s’occupait prétendument de tout.
« Et mon corps, d’où revient-il ? »
Sourire de connivence ; ce corps, c’était toujours le même que quelques siècles avant, elle n’avait pas besoin de savoir pourquoi il était en état, mais, si ça pouvait la rassurer, comme l’âme et le corps étaient à nouveau réunis, elle grandirait désormais comme si rien ne s’était passé.
« Tu comprendras la volonté de Dieu plus tard », lui soufflait une voix à l’oreille.

Contrairement à ce que les « adultes » (Madeleine rechignait encore à les appeler ainsi, tant leur conduite, leurs gestes, leurs familiarités lui paraissaient infantiles, voir puérils) semblaient avoir redouté, elle supporta relativement bien une intégration dans le « Vingt-et-unième siècle », comme il se plaisait à appeler cette Terre étrange. Au bout de deux jours, elle avait tout de même réclamé des habits qu’elle jugeait décents pour une jeune fille – il n’avait pas refusé de les lui remettre, mais, malgré ses demandes répétées, eux s’étaient obstinés à vouloir conserver leurs étranges coutumes voulant que même les femmes portassent des pantalons. Pourtant, les robes qu’on lui fournit étaient elles aussi incongrues, mais, considérant qu’ils pouvaient toujours revenir sur leur jugement et l’obliger à son tour à porter ces choses, elle ne se plaignit pas.
« Ils », c’était les six personnes qui habitaient dans la même masu… le même appartement. Outre mademoiselle Myrialya avec ses manières décalées pour une dame mais qui, au moins, avait une fixation apparente sur la souplesse, le lissage et la propreté des cheveux, on dénombrait mademoiselle Sinora (qui avait au moins le mérite de se tenir correctement et d’avoir un vocabulaire relativement soutenu lorsqu’elle y faisait attention), mademoiselle Tess (avec ses longs cheveux blonds platine, son absence quasi-exemplaire d’expressions et ses tentatives pour tempérer les autres qu’elle-même semblait considérer vaines), monsieur Leshir (Qui avait au moins des manières polies et qui faisait attention à elle), monsieur Shannon (Qui passait son temps à remarquer le trop plein de décibels dans les pièces où ils étaient réunis ; mais qui, au moins, ne haussait pas le ton comme les autres) et monsieur Kurz (… poussant sans doute le plus loin dans le tempérament infantile par ses sourires narquois et grandissants omniprésents, si bien qu’elle n’avait aucun « au moins » à lui céder).
Pourtant, quatre s’effaçaient pour mettre en valeur les magnifiques caractères de monsieur Kurz et de mademoiselle Myrialya (ceux qui hurlaient, se plaignaient et faisaient le plus de bruit à longueurs de journées). Ils ne lui avaient pas donné leurs noms. Par contre, ils lui avaient donné celui de « Clyne », comme elle ne se rappelait plus de celui qui avait été le sien ; c’était frustrant. Elle avait l’impression que l’on savait une partie de sa vie et qu’elle ne connaissait pas celle des autres. En plus d’être frustrant, c’était d’une mal politesse extrême.
Elle aurait été incapable de leur donner un âge. Ils agissaient juste comme s’ils se connaissaient et avaient vécu exclusivement ensembles depuis plusieurs d’années. Ce qu’elle pouvait en retenir, c’est que, dès qu’une notion temporelle apparaissait dans l’une de leurs phrases il souriait doucement, presque automatiquement, comme si ce qu’ils disaient étaient d’une certaine manière amusant, comme si ça ne les concernait pas vraiment.
Si Madeleine s’aperçut rapidement d’un fait, c’est que quelque chose avait changé dans ses rêves. Elle les… maîtrisait. Enfin, ça n’était pas exactement ça non plus, mais, parfois, elle arrivait à créer les décors qu’elle souhaitait, à avoir les mouvements qu’elle désirait, pouvant même continuer des réflexions qu’elle avait eues dans la journée. Pas comme avant, l’univers étrange des songes ou l’illogisme prédominait, mais où l’on comprenait toujours sur le moment. Non, c’était comme une « continuation » de la réalité…
Elle n’était pas non plus seule. Elle s’était rapidement aperçue que des formes pâles, transparentes, s’approchaient parfois. Il lui suffisait d’ouvrir la « porte ». Des personnes proches physiquement, qui devait probablement dormir dans le même bâtiment. Qu’elle pouvait attirer, en faire ce que bon lui semblait, elle le savait. Mais la prudence lui recommandait d’attendre avant de véritablement essayer.

Au bout de trois mois, le dénommé monsieur Kurz lui avait même appris à jouer à ce qu’il appelait « un jeu de son âge », ou « Guèïme Kioube ». Elle n’en comprit pas le sens non plus, mais finit par apprendre à ne plus avoir mal à la tête en fixant « l’écran ».
Etrangement, ce fut madame, ou mademoiselle (elle ignorait) Tess qui attira le plus son attention : exceptionnellement, Madeleine la jugeait digne d’admiration et considérait que plusieurs choses dans son caractères (Le fait de rester imperturbable, de ne pas hésiter à se montrer critique et cynique, de détruire un éventuel moral trop allègre) étaient dignes de la plus grande admiration. Mais elle se contenta de l’observer du coin de l’œil, notant dans un coin de sa tête sa façon d’agir.

Ils ne restaient presque jamais tous en même temps dans « l’appartement ». Ils partaient, revenaient, chacun à leur tour, comme une sorte de danse mal contrôlée et parfaitement horripilante. Elle était déjà sortie quelques fois, avait été déçue de voir les choses telles qu’elles étaient maintenant. On l’avait prévenue, on lui avait montré des images de ce qu’elle verrait ; c’était « laid ». On ne voyait plus le ciel, les hommes avaient eu la vanité de vouloir se rapprocher de Dieu ; quelque part, dans sa mémoire, la petite voix lui soufflait « la tour de Babel ». Quelle malédiction s’était abattue ou allait s’abattre ici, dans ce cas ?

Un jour, mesdemoiselles Sinora et Myrialya ainsi que monsieur Leshir n’étaient pas revenus. Ce jour-là, seul ce dernier était resté auprès d’elle, tandis que les autres étaient partis tous en même temps. Mademoiselle Tess et monsieur Kurz étaient revenus à la fin de la journée, monsieur Leshir était parti, et ces deux-là l’avait informée que les trois autres s’occupaient d’une autre personne. Monsieur Shannon était revenu le lendemain, mal en point, et s’était enfermé dans sa chambre pour ne plus en sortir.
Mademoiselle Sinora et monsieur Kurz revenaient encore de temps en temps, passant quelques heures avant de repartir. C’était eux qui l’avait informée qu’ils s’occupaient d’une autre fille, un tout petit peu plus jeune qu’elle, qui avait aussi du mal à s’intégrer. Elle avait demandé si, comme elle, elle était née à une autre époque, mais ça n’était pas le cas. « Un problème de sentiments ». Donc, cette fille avait réellement un problème dont elle était seule responsable ; donc, Madeleine était supérieure en ce point parce qu’elle n’était pas responsable de ce qui lui arrivait.
Elle avait continué de vivre.

C’est environ cinq mois plus tard qu’on l’avait informée qu’elle allait devoir partir. Monsieur Leshir lui avait expliqué qu’ils ne pouvaient pas s’occuper éternellement d’elle ; qu’ils n’était pas des spécialistes dans tous les domaines ; qu’ils se contentaient d’offrir ce qu’ils pouvaient ; que, de plus, ils allaient devoir se rendre dans un endroit où toute autre personne serait considérée comme un poids ou un frein dans leurs avancées.
Elle allait retourner quelques jours avec mademoiselle Myrialya, on lui présenterait celle dont ils s’étaient occupés et toutes deux iraient dans une école qui les accueillerait.

Sa rencontre avec Sene l’avait aussi déçue. Elle s’attendait à quelque chose d’exceptionnel encore une fois, et se retrouvait en face d’une fillette au physique quelconque qui avait l’air de ne pas comprendre ce qui se passait autour d’elle (Sans que l’adjectif « hagarde » ne pût lui être attribué non plus). Madeleine se contenta d’une révérence, de décliner son identité, de se décider à finalement prendre cette fille en pitié en l’autorisant à lui servir de pseudo-dame de compagnie.
Par contre, le fait de devoir faire route avec mademoiselle Myrialya lui déplut. Elle aurait bien préféré que ce fût mademoiselle Tess ; mais les choses furent ainsi.
D’ailleurs, mademoiselle Myrialya prit tout son temps, et elles restèrent bien une semaine toutes les trois ; si Madeleine remarqua bien une chose, c’est que « l’adulte » bloquait ses rêves. Peut-être à cause de la trop grande proximité avec mademoiselle Myrialya, mais elle se retrouvait dans l’incapacité d’attirer Sene dans ses songes, chose qu’elle avait vite essayé de faire. Faisait-elle exprès ? La petite fille était suffisamment douée pour reconnaître les gens qui, comme elle, cachaient leur jeu (Non, elle se refusait à employer le terme « hypocrite »). Oui, elle faisait exprès. Oui, elle se méfiait d’elle même si « elle » n’était qu’une enfant.
Bah. Elles ne resteraient pas ensembles durant encore très longtemps, Madeleine aurait tout le loisir d’essayer par la suite.
Ca n’était pas comme si cette femme essayait de lui faire comprendre quelque chose (de toutes façons, elle ne l’aurait pas réellement écoutée pour le principe).
« Tu comprendras plus tard. »
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