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 Chelsea Roleck

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Chelsea Roleck
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Nombre de messages : 27
Race : Shinigami Inférieure
Âge : 753 ans

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MessageSujet: Chelsea Roleck   Ven 23 Fév 2007 - 2:25

[Aheum. J'entends déjà un "Enfin" ^^, ]


Nom : Roleck.

Prénom : Chelsea (Et prononcez « Chèlséa » si vous ne voulez pas mourir écrasé par une tonne de sable, puisqu’elle n’aime pas la prononciation « Tchelsy » qui est plus utilisée comme un surnom pseudo-affectif par certains téméraires ^^,).

Âge : 753 ans.

Origine(s) : L’Underground, un « lieu » accessible à l’âme seule après la mort.

Race : Shinigami Inférieure. Le rôle des Shinigami est de guider les âmes des morts et d’empêcher les âmes perdues (transformées en monstres, les Hollows) de dévorer les autres.


Physique : Plutôt grande (elle mesure dans les un mètre quatre-vingt), on peut réellement douter de son âge à cause de son visage expressif, à la limite de l’insouciance, plutôt typique d’une adolescente pré-adulte. Et parce qu’elle préfère ça, « que ça fasse jeune plutôt que vieux ». Et puis aussi parce qu’elle fait semblant de se comporter comme une irresponsable. Et aussi parce qu’elle revendique fortement cette irresponsabilité.
Elle a des cheveux châtains clairs (Plus proche d’une couleur blonde qu’autre chose, mais c’est une question d’honneur d’appeler ça « châtain clair »), longs, et même très longs (ils lui arrivent presque jusqu’aux genoux) et des yeux bleu-clair tirant sur le gris. Son visage garde souvent un petit sourire moqueur/supérieur, quelles que soient les circonstances, même lorsqu’elle a mal ou que quelque chose serait susceptible de la désappointer. En fait, il suffit qu’il y ait une présence non loin d’elle pour qu’elle garde un visage souriant et des allures excentriques.
Très souple, elle ne paraît pas très féminine dans ses manières (plus de garçon manquée) ; elle a la désagréable et contagieuse habitude de donner des coups de pieds aux portes ou à directement à des personnes.
Elle porte souvent des jupes rouges, fendues ou ouvertes sur le devant (avec une jupe courte noire par-dessous) pour garder toute liberté de mouvement. Quand à ses bras, elle a presque en permanence quelque chose par-dessus. Ca tient chaud, mais, au moins, elle a tout le temps de la matière à portée de main pour pouvoir la décomposer en toute tranquillité.


Caractère : Elle est capable du meilleur comme du pire (surtout du pire, en fait ^^). Pour elle, il n’y a pas une grande différence entre soigner et blesser quelqu’un si c’est pour le bien de la personne concernée ; mais ça, se sont ses habitudes de société shinigamienne (elle est quand même au courant que des gamins supportent moins bien les coups que des shinigami vétérans). Relativement imprévisible, donc, même si on peut saisir les grandes lignes de ses tendances assez rapidement.
Paraît un peu moqueuse au premier abord, le paraît totalement au deuxième. Ca peut énerver, mais aussi passer pour un pseudo-gage de confiance. Douée pour trouver des excuses, apparemment tout le temps joyeuse, fêtarde (et pas forcément que en ayant abusé de la boisson), on peut fréquemment se demander si elle est consciente de ceux qui l’environnent, voir, que ceux qui l’environnent éprouvent aussi quelque chose ou peuvent se montrer vexés. Elle n’hésite pas à montrer « ce qu’elle pense » (En fait, même une partie de ses pensées font partie de son « masque ») en riant ou souriant totalement, ce qui la fait passer pour une personne franche et ouverte. Elle n’est pas vraiment une partisane du moindre effort, mais ne fera jamais le maximum non plus. Par contre, elle donnera toujours l’impression de ne jamais bouger les petits doigts, parce qu’elle trouve amusant le fait qu’on ait une mauvaise estime d’elle.


Qualités : Paraît franche (Mais, ce qu’elle dit prétendument « franchement » n’est pas ce que pense une grande partie d’elle-même), sait se défendre et défendre les autres, joue souvent la « chef suprême dont l’autorité ne pourrait être contestée » dans son milieu, douée en travaux manuels (particulièrement en couture, même si elle a des goûts… particuliers), discrète (quand elle le veut), sociale (« plus de gens, plus de renseignements »), pas rancunière (en apparence ; il y a tout de même deux choses que, même après plusieurs siècles, elle n’a pas pu pardonner, et ce sont ses rancunes qui l’ont guidée), (hypocritement) « aimable et polie », aime bien la compagnie et protectrice avec toutes les petites filles (jugement de taille, hein) qu’elle considère comme « mignonnes », responsable malgré la sensation de flemme omniprésente que l’on peut ressentir autour d’elle (qui fait elle aussi plus ou moins partie de son jeu). Sinon, elle est particulièrement stimulée par l’adversité et plus compétente et dégourdie qu’on pourrait le croire.


Défauts : Hypocrite, en cache long sur elle, pas nette, utilise et considère à moitié tous les êtres vivants de son entourage comme des pions qu’elle aura à utiliser un jour ou l’autre, sans scrupules lorsqu’elle manipule les autres (même les personnes qu’elle est sensée bien aimer), parfois irrespectueuse de l’individualité de chacun, rancunière pour certaines choses, aurait les capacités de neutraliser beaucoup plus de Hollows et de « nuisibles », le sait, mais ne lève pas pour autant le petit doigt, préférant s’amuser à regarder comment les autres s’en sortent ; se surestime intérieurement un peu beaucoup trop ; voudrait être une personne « qui tire les ficelles ». Violente lorsqu’elle juge qu’il faut mettre quelqu’un hors-course pendant quelques temps ou lorsque son autorité est contesté, flemmarde, enfonce toujours les autres, peut être capable du pire, vit selon ses inspirations/aspirations et envies sans penser aux répercussions sur les autres, complètement égoïste et égocentrique, use et revendique l’utilisation de son ancienneté comme une matière à ne jamais pouvoir être contestée, a tendance à aimer les choses détestables et à trouver « normal » ce qui ne va pas du tout.


Poste dans l'École : Infirmière.


Amours/Ami(e)s : « Que des « amis » ». Son coéquipier depuis 50 ans, Tail, s’entend relativement bien avec elle, mais elle essaie de s’en éloigner un peu depuis qu’elle a compris qu’il sentait qu’elle cachait plusieurs choses. Hikaru, Train, Seol-A, Illiya, Chris, Lia, bien sûr, même si le fait de les utiliser comme pions ne la dérange pas. Pas mal de shinigamis, en fait…
Sinon, elle s’entoure vite. Se montre polie en général, mais cette politesse sonne faux, voir hypocrite, et, en général aussi, c’est pour ça qu’on l’aime bien.


Signe(s) Particulier(s) : Manipulatrice du Sable (Comparativement, la manipulation d’éléments est plus ou moins de l’équivalent du Zanpakutô des shinigamis Supérieurs). Elle peut désagréger la matière ambiante, voir se décomposer elle-même pour prendre un « ennemi » par surprise. Elle se sert parfois de cette faculté pour créer des clones qui font le travail administratif à sa place lorsqu’elle est de corv… lorsqu’elle est appelée à cette tâche. Elle a une crainte maladive des grandes étendues d’eau (et ne supporte pas forcément l’existence même de cette crainte).
« Les voies du Seigneur sont impénétrables. » Loi d’être le seigneur, mais impossible pour tout télépathe ou empathe de la sonder ou de deviner ce qu’elle cache ^^.


Animal de Compagnie : Aucun. Mais elle aimerait bien un « truc » à piquants, qui mord et hurle beaucoup. Et qui soit doué pour foutre le bordel. Et qui soit somnambule. Pour que les autres puissent en profiter.
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Chelsea Roleck
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MessageSujet: Re: Chelsea Roleck   Ven 23 Fév 2007 - 2:25

Histoire : Chelsea s’est éveillée il y a sept cents cinquante trois ans de cela pour sa « renaissance », sans le moindre souvenir de ce qu’elle avait pu être avant. Sans identité, avec un lot de connaissances qui était là sans qu’elle sache pourquoi. C’était normal. Un humain qui avait « terminé sa vie avant l’heure » devait renaître ainsi, suivant le commandement que tous avaient entendus sans que l’on leur ait dit : « Ceux qui ont volé leur propre vie à la mort devront lui rendre des comptes. » Sans nom ni identité, mais avec cette seule certitude, et celle qu’elle avait peur de l’eau.
Rydia l’avait recueillie, alors qu’elle sortait de cet œuf sans savoir ce qu’elle faisait dedans. Elle lui avait donné son nom, comme le voulait la coutume.
On prenait toujours le nom du Gardien qui assistait à sa renaissance.

La période qui avait suivi était à la fois obscure et pleine de vie. Elle avait dû choisir elle-même son prénom. Elle avait dû se comporter comme si tout était normal. Rydia, cette femme élégante et souriante, l’avait prise sous son aile ; Rydia était âgée, terriblement âgée, plus de deux mille ans, et était d’ascendance noble. Elle l’avait brusquement « intégrée » dans son monde à elle, au milieu de certaines personnes qu’elle connaissait. Ca aussi, c’était normal. C’était à Rydia de lui expliquer les règles, et c’est ce qu’elle fit, avec douceur et gentillesse.

Sa tâche, c’était de récupérer les âmes des défunts ; de les amener aux confins de cet endroit, l’Underground, dans cette immense espace vide, l’Underglobe. Là « où il y avait un pont entre le ciel et la terre », entre l’Underground et la Soul Society, les deux extrémités qui délimitaient le monde des humains. Les deux extrémités, fondamentalement opposées, celles où résidaient ceux qui avaient la prétention de se prendre pour des dieux en s’étant eux-mêmes qualifiés de « Supérieurs » (surnommés « Mosca », elle l’apprendrait par la suite), et ceux qui avaient subi cet orgueil démesuré, ceux qui avaient humblement préféré l’appellation d’Inférieurs, acceptant ainsi cette « punition » même si l’évoquer était tabou, ceux dont elle faisait à présent partie. Entre ces deux mondes, c’était… là où les âmes montaient, pour atteindre un jour la chance de se réincarner. La deuxième tâche, plus dangereuse, était liée à la première. Protéger les âmes. Les protéger à tout prix des âmes corrompues par le remord, la haine et la soif de vengeance ; les Hollows, qui voulaient se servir des âmes innocentes mais aussi assimiler en eux les shinigamis qui n’avaient pas la force de résister pour accroître leur propre force, dans un cycle sans fin. Les âmes corrompues qui n’apportaient que souffrance et désolation, elle, leur seule rédemption était l’élimination. La suppression. C’était le seul cadeau que l’on pouvait dignement accorder à une âme corrompue, pour éviter qu’elle ne cause davantage de mal. Rydia et Hikaru disaient aussi souvent avec un ton amer que c’était la vengeance qu’on leur offrait sur un plateau quand un proche, un compagnon d’armes, « disparaissait ».

Peut-être que Chelsea aurait pu tout ce temps, ou, du moins, pendant quelques siècles, rester dans sa bulle d’innocence, à l’abris des volontés sourdes qui s’opposaient, des rebellions qui grandissaient. Peut-être qu’elle aurait pu ne jamais intéresser son regard sur ce qui ne la convenait pas, voir justement que « tout le monde n’était pas d’accord. » Mais ses premières années, elle commit une erreur, une erreur potentielle dont on ne l’avait pas mise en garde. Un humain. Elle était tombée amoureuse d’un humain, qui pouvait la voir, alors, qu’elle, elle restait sous cette apparence prétendument invisible. Un humain gentil, qui l’avait prise pour un ange. Un humain qui, peu à peu, avait réussi à effacer cette sensation d’avoir été salie il y avait déjà bien longtemps. Un humain, avec qui elle avait longuement parlé ; un humain qu’elle avait voulu sortir de « ce qui était écrit » ; un humain qu’elle n’avait pas voulu voir mourir. Un humain, qui, en représailles, avait été tué « par sécurité » quand ça c’était su. Un humain qui se réincarnerait, encore et encore, à travers le temps, sans qu’il ne puisse jamais la revoir. Et sa punition à elle, en plus d’être privée du cycle, c’était d’avoir le droit de l’observer, extérieurement, sans avoir jamais plus aucune prise sur lui.
C’était à ce moment qu’elle avait pu s’apercevoir des tensions qui régnaient entre le Conseil en lui-même et son univers à elle. Rydia avait pris sa défense, rejetant la responsabilité sur elle, elle qui n’avait pas su lui inculquer les usages, qui ne l’avait pas « formatée », qui ne lui avait pas expliqué pourquoi ce temps morne qui s’écoulait devait être considéré comme une « expiation ». Sur le coup, Chelsea avait trouvé ça étrange, parce que ça n’était absolument pas de ça dont on lui parlait habituellement ; et, d’ailleurs, les shinigamis ne parlaient pas de ça. Au contraire, c’était ce que le Conseil désirait. Par suite, elle avait mis plusieurs années à se rendre compte que, dans l’univers qui l’entourait, le monde qui appartenait à Rydia, il n’y avait principalement que des shinigamis vétérans. Qui « disparaissaient » rapidement ; qu’on envoyait combattre des Hollows bien trop fort pour eux, et un par un ; dont on cherchait visiblement un prétexte pour se débarrasser. Ce « on », elle avait mis du temps également, pour le déterminer, alors qu’il était là, juste sous son nez. Une ancienne histoire, qui refaisait surface ; une histoire ancienne, qui entraînait tous ceux qui avaient un rapport avec elle. Qui étaient « d’un côté ». L’autre côté… celui qui donnait les ordres, qui pouvait se servir de prétextes, c’était le Conseil. L’autorité, ceux qui étaient là avant les autres, ceux qui prenaient les décisions « pour le bien de tous ». Elle n’aurait pas pu comprendre les expressions tristes de Rydia et de Karu-san, ce médecin (ou guérisseur, ou chercheur, ou quel que soit le titre qu’il s’attribuait) étrange, à chaque fois qu’ils apprenaient une « disparition » - parce qu’on n’avait pas le droit de dire mort pour un shinigami, que le terme « mort » ne paraissait pas assez lâche.
Jusqu’à ce que Rydia « disparaisse » à son tour, elle n’aurait pas pu comprendre.

Elle n’avait même pas pu la voir, lors de ces derniers instants. Alors qu’on l’avait ramenée. Alors qu’elle arrivait à sourire, malgré ce vide sur tout le côté gauche de son corps. Malgré toutes les personnes qui étaient venues, après que ce grand homme à la voix douce dont elle n’avait même pas réussi à voir le visage était arrivé, elle s’était endormie pour se réveiller en sentant la volonté des autres de continuer leur route sans avoir le regard rivé sur n’importe quel élément du passé.
Le temps s’était accéléré à cette époque. Il y avait des images qui s’étaient implantées malgré elle, des sentiments qui bouillonnaient sans qu’elle puisse les catalyser ou les comprendre. C’était probablement à partir de ce moment qu’elle avait voulu se sentir forte, quitte à s’attaquer à de trop gros Hollows, et ne devoir son salut qu’à une aide extérieure, qui accentuait son malaise et son sentiment de frustration face à ce qu’elle n’arrivait pas à faire ; qui lui faisait amèrement et silencieusement remarquer qu’elle restait un poids, qu’elle restait désespérément faible et inutile. C’était à cette époque qu’elle avait connu la « petite Seol-A » et son ingénuité qui l’avait fait sourire en lui rappelant qu’il existait toujours des personnes calmes et posées ; Lia et ses débordements intempestifs, ses propres espoirs et son esprit combatif qui avait été ruiné voilà maintenant presque vingt ans ; Chris et sa joie de « vivre », à sa manière ; …
C’était à cette époque qu’elle avait senti qu’elle ne pourrait jamais aimer les ambiances réellement chaleureuses, franches. C’était dans ces moments qu’elle avait envie de briser les autres pour voir la façon qu’ils auraient pour arriver à respirer de nouveau. C’était son désir de force qui, paradoxalement, augmentait, parallèlement à celui de ne plus être isolée. C’était les jours de pluie où elle essayait d’affronter l’eau d’un lac en face, sans s’évanouir ou chercher à s’enfuir, mais sans y parvenir non plus. Et pourtant, ces périodes étaient infiniment calme. Comme si la « disparition » de Rydia avait tout apaisé ; et cette pensée la faisait davantage gronder, parce que cette pensée seule était illogique et dénuée de sens quand on avait connu Rydia pendant soixante-trois ans. La vraie gangrène, le vraie problème à éliminer, c’était ceux qui avaient tout instauré, ceux qui offraient des boucs émissaires pour leur ronger les crocs. Le Conseil, et son mode de fonctionnement. Ce contre quoi s’étaient battus ‘Karu-san et Rydia, et tant d’autres qu’elle n’avait pas eu le temps de connaître, à leur manière. Tout était décidément profondément morne, et le serait certainement toujours ; on n’était plus à un changement près.

Mais Hikaru avait senti le danger que les autres ne pouvaient pas voir. Hikaru l’avait à son tour pris sous son aile, la forçant à le suivre dans sa voie, croyant qu’elle se sentirait mieux en ayant la sensation de se « racheter », en soignant les autres, alors qu’elle n’aimait pas ça, que ces « autres » n’avaient rien eu à voir avec elle, qu’elle abhorrait être obligée d’accomplir quelque chose sans échappatoire, qu’elle détestait se sentir comme un oisillon blessé qui avait besoin d’une tutelle pour ne pas foncer dans la mâchoire du chat. Et elle détestait ce ciel, égoïste. Et…
Quand Hikaru avait dû sentir qu’il n’y pouvait rien, et que, s’il désirait conserver la moindre trace d’ascendance et d’autorité sur elle, il devait relâcher sa propre prise, il lui avait fichu un nouveau rené entre les pattes. Tail. Et qui avait la bonne idée d’être un manipulateur d’eau. Pourtant, elle s’était trouvée prise au piège. Il était placide, calme, peut-être des prémices de sagesse. Peut-être cassant, sec, mais qui lui faisait ressentir qu’il y avait plus perdu qu’elle, alors qu’il semblait toujours savoir où il allait. Il n’aimait pas les mots, écouter les gens parler trop longtemps ; c’était une excuse pour quitter le rôle factice de la bavarde de service et se taire en écoutant la pluie tomber. C’était une bonne excuse pour se placer à un niveau inférieur et réfléchir posément en négligeant le surplus qu’elle aurait pu faire. Le piège s’était refermé sur elle ; oh, non, pas qu’elle tombe amoureuse de Tail, non-non-non, mais il avait constitué le pont qui l’avait involontairement rapproché des autres. En apparence, rien n’avait changé ; mais son bourdonnement sourd et grinçant s’apaisait. Et quand elle avait fait la rencontre de Train, ce sale-mioche-râleur ne l’avait pas insupportée, mais seulement servi de prétexte à un défouloir sur sa minuscule et ridicule petite taille, alors qu’elle aurait probablement passé son chemin auparavant, maudissant intérieurement la sale-gosserie du mioche sans le lui reprocher constamment sur un ton comique. En fait, elle en était revenue à apprécier les bons et les mauvais côtés de chacun.
Ses idées s’étaient précisées. Les images qui restaient, les sentiments d’abandon avaient besoin d’un responsable – qui était tout trouvé depuis longtemps – alors que ses idées restaient à l’état de projet vague sans action tandis qu’elle s’était embourbée dans cette morne monotonie sans couleurs, se faisant un peu plus mal intérieurement à chaque fois sans pour autant l’accepter. Il y avait des gens qui avaient toujours contesté cette autorité. Il y avait des gens qui pouvaient accomplir quelque chose. Il y avait des gens qui ne demandaient qu’à ce qu’on les rejoigne.

Là encore, Hikaru l’avait anticipé. Ou peut-être avait-il senti que le Conseil se était de nouveau dans une période où les questions se posaient sur plusieurs personnes ; ou peut-être avait-il remarqué plus vite qu’elle la trop nombreuse présence de Gilians (nés de la fusion de centaines de Hollows) dans les périmètres où elle était volontairement affectée par surveillance ; ou peut-être avait-il peur que Seol-A subisse des quelconque conséquences. En tout cas, il avait certainement et stupidement fait une promesse à Rydia, ça commençait à devenir suffisamment flagrant. Ou peut-être, moins probablement, qu’en plusieurs siècles, il s’était aussi attaché à elle. Mais cette seule pensée arrivait à les faire grimacer tous les deux, malgré le temps passé ensemble, à ne rien faire et à chercher des moyens de continuer à ne rien faire.

C’était une mise en quarantaine, mais subtilement insufflée. Enfin, avec autant de subtilité qu’était capable ce sale-médecin-pervers-et-qui-se-mêlait-toujours-de-ce-qui-le-regardait-pas. Le placement dans un poste terrestre, dans un endroit presque humain, en dehors des intrigues habituelles d’un Conseil dictatorial. A faire toute seule ce que Hikaru faisait et lui avait plus ou moins appris à faire, quand elle l’écoutait. Joie. Et « Ca n’était pas des vacances ». Re-joie. Ca lui paraissait surtout une démarche de réfugiée politique et un moyen de la marginaliser davantage en attendant qu’elle se fasse un peu oublier. Mais ça avait l’air amusant. Pour un temps.
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