École Héméra

École de Sorcellerie
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 Ridicule rengaine

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Smetanka Chevallus
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MessageSujet: Ridicule rengaine   Lun 13 Avr 2009 - 23:58

Tralala, le visage enfouie dans ses supers mitaines rouges et jaunes, les yeux perdus dans le vague, les pieds croisés, Smetanka fredonnait une rengaine étouffante. Cette chansonnette osait encombrer sa cervelle depuis son réveil, quelques heures auparavant. Elle plissa les yeux, une moue boudeuse se forma sur sa face, déformant ses traits enfantins. Puis, soudain, tel un diable sautant hors de sa boite, elle se redressa.

Problème, Smetanka était assise sur les marches d’un escalier, exactement à la moitié de sa hauteur … En effet, petite anecdote, pour essayer de faire passer ce stupide air agaçant, mademoiselle s’amusait, depuis son réveil, à compter les marches. Elle avait, ainsi, arpenté le château de long en large, avant de s’avouer épuisée après sa longue déambulation. Donc, elle était assise dans un escalier. Autre soucis, Smetanka n’aimait pas les escaliers. Ou plutôt, les escaliers avaient la fâcheuse tendance de lui jouer de mauvaises farces : ils faisaient exprès de la faire tomber !

Oui, Smety savait bien que cette idée pouvait paraître aberrante, cependant, elle avait la preuve que c’était vrais ! les escaliers ne l’aimait pas et, voulaient lui faire payer « dieu sait » quel crime ! Elle avait eut la confirmation de cette filouterie après être tombée une dizaine de fois dans ces satanés escaliers. Or, chose curieuse, jamais, elle ne tombait dans un couloir ! Etrange, n’est-il pas ? Donc, les escaliers n’aimaient pas Smetanka.

Pour reprendre le fil de l’histoire, la jeune demoiselle était donc installée, confortablement il est vrai, sur une marche d’escalier. Lorsqu’elle se leva brutalement, son centre de gravité fut, légèrement, déporté vers l’avant. Elle fut, alors, entrainée vers le bas et, se mit à dévaler l’escalier à toute vitesse.

Elle ne tomba pourtant pas, se contentant de hurler à pleins poumons, sans toutefois, pouvoir arrêter ses jambes de tricoter. L’atterrissage fut rude et se finit par une divine glissade, les bras grands écartés. Dieu merci, un mur fut suffisamment généreux pour l’intercepter. Le bruit de la collision fut divin, un délicat « Boum » un peu sourd, joliment voilé et accompagné d’un léger et discret craquement. La contribution de Smetanka fut un grognement mécontant. Et voila, elle s’était encore prit un mur et, vu la douleur que lui causait son nez, elle pensait qu’il était, encore, cassé.

A force de tomber, même si votre niveau en magie est aberrant, il y a quelques sorts que vous finissez par maîtriser. Elle était d’une médiocrité effarante en magie et, pourtant, elle pouvait vous réparer un nez cassé avec la même simplicité et la même nonchalance qu’elle vous finissait un paquet de curly ! S’en était impressionnant !

Cette fois là ne fit pas exception et, la Remissus reprit son chemin, un nez tout neuf au milieu du visage. Elle sortit du château, savourant l’air vivifiant du dehors. Maintenant, elle allait pouvoir se plonger dans son objectif premier ! Oublier cette chansonnette à la noix.

Ses pas la conduisirent au bord de la rivière. Elle aimait bien cet endroit, il y avait peu de monde car l’eau attirait toutes sortes de moucherons et les élèves n’aiment, en général, pas trop ça. Smetanka ne faisait, bien sûr, pas exception à la règle, cependant, aujourd’hui, il lui fallait être seule. Elle ne tenait pas à se faire remarquer auprès des autres élèves ! Plutôt timide bien que cachant ce défaut sous une étrange exubérance, elle ne voulait pas donner une occasion aux élèves de médire et de ragoter sur son compte !

Elle inspira profondément, ses poumons gonflèrent la chemise de son uniforme. Elle plissa les yeux, contemplant autour d’elle. Un léger doute s’insinua en elle, depuis le changement de directeurs elle se sentait comme étrangère, difficile de retrouver ses repaires lorsque l’on s’était retrouvé en condition d’anarchie pendant quelques temps. Peu il est vrais mais c’était tout de même une expérience dérangeante. Elle ferma les yeux et lorsqu’elle les rouvrit, elle se mit à déclamer, concentrant son esprit sur autre chose que la rengaine ridicule :


« Y en a qui deviennent sergents ou marchands de peinture. Y en a qui vendent des cure-dents ou de grosses voitures. Y en a qui restent tout le temps enfermés comme des patates. Mais moi quand je serai grand, je serai … »(1)

Elle s’arrêta ; un bruit bien distinct venait de titiller son oreille. Elle se retourna, lentement, le cœur battant et son regard, rond, se figea sur la personne qui venait d’arriver. Elle plissa le nez et une moue gênée agrémenta son visage. Eh bien, c’était raté pour la discrétion.

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(1) extrait de la chanson "Les pirates" de Boris Vian
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Asakya Dampierre
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Ven 17 Avr 2009 - 13:25

La jeune fille avait marché toute la nuit. Elle avait fini par perdre conscience à l'aube, épuisée par plusieurs jours de jeûne et de marche forcé. Le chat noir avait tourné un moment autour d'elle en miaulant avant de retourner chasser. Il était revenu alors que le soleil était déjà haut dans le ciel et était venu dormir près d'elle. Par chance elle s'était laissée tomber au bord d'une rivière à l'ombre d'un saule qui la protégea des insolations...

Quelqu'un venait de s'époumoner sur une chanson absurde tout près d'elle. Réveillée en sursaut Asakya se redressa d'un bond et chut dans la rivière. Elle rejoignit la berge en jurant, essuyant tant bien que mal ses vêtements et essorant ses cheveux dont les couleurs étaient loin d'être "waterproof". Tandis que l'eau se répandait en traînées multicolore le long de son cou et sur ses épaules, ses cheveux retrouvaient peu à peu leur rose pâle d'origine : l'été et la nouvelle lune associés leur donnaient une teinte fade que la jeune fille ne supportait pas.

Elle n'avait pas vraiment eu le temps de reprendre ses esprits et ne chercha d'ailleurs pas à le faire : elle savait d'emblée qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait là et n'avait pas spécialement envie de le savoir.
Un miaulement léger s'éleva à ses pieds, le chat était toujours là. Elle supposa que c'était bon signe : s'il y avait eu un danger il aurait filé.

Donc agacée par sa chute, en rogne à cause de ses cheveux (les teindre mèche par mèche prenait un temps fou et n'était pas une partie de plaisir) elle se redressa de toute sa hauteur et se dirigea d'un pas décidé vers la source du vacarme.

Quelques enjambées plus loin elle tombait nez à nez avec une fille bouche-bée apparemment effarée de la voir ici.
La jeune fille soupira, rejeta ses cheveux en arrière et y passa la main pour écarter les mèches de ses yeux et dévisagea la "gêneuse".


"Tu m'as dérangée..."

*et ta chanson est idiote... D'ailleurs tu n'as pas l'air mieux avec ton air d'ahurie! grrr!*

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Smetanka Chevallus
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Dim 3 Mai 2009 - 23:25

[Véritably désolée pour le retard, je serais plus rapide la prochaine fois Y_Y]

Smetanka avait tourné son macabe visage, horrifié, vers l’apparition. Et, qu’elle apparition, une jeune fille ! Sa peau tendait vers une délicieuse teinte dorée, ses cheveux semblaient être un arc en ciel fondant, l’on devinait, d’ailleurs, leur teinte naturelle, joli rose pastel et, elle dominait Smetanka de sa grande taille. La jeune fille leva son regard d’un bleu terne et morne vers la jeune fille, ses lèvres formèrent un rond.

Ses traits étaient creusés par sa maladie et, ils se trouvaient encore plus déformés par la gène de la Remissus. Si elle avait pu rougir, d’ailleurs, sa pâleur serait devenue brasier. En bref, Smetanka était complètement paniquée, elle avait osé déranger une élève qui plus est quelqu’un qui semblait plus âgé qu’elle (il était, cependant, difficile de donner un âge dans une école comme Héméra, école accueillant des élèves pouvant avoir 1000 ans et en paraître 10 !). Elle abaissa la tête, sa chevelure laiteuse cachant son visage et, d’une voix tendue par le stress, d’une voix désolée mais forte, elle s’excusa :


« Pardon, je suis vraiment désolée, véritablement, je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un ici ! Je suis confuse, vraiment ! »

Elle s’embrouillait, se mélangeait les pinceaux. Qu’elle honte pour la jeune fille, elle qui ne supportait pas de faire quelque chose pouvant importuner ses compagnons humains. Elle redressa la tête, ne prenant pas la peine de dégager son visage de ses longs cheveux. Ils retombaient, donc, dans une étrange cascade mousseuse, camouflant en partie son visage émacié. On aurait dit une véritable crinière tant ils étaient épais.

Elle eut, cependant, le loisir d’observer la nouvelle arrivante. Le premier détail qui la surprit fut que la demoiselle ne portait pas d’uniforme … On était pourtant en semaine et, tous les élèves avaient compris (même Smetanka, après de nombreuses retenues) que le port de l’uniforme, en semaine, était obligatoire. Qui plus est, à cause de ce « non-port » de l’uniforme, la jeune fille ne pouvait savoir quel était la maison de la fille à chevelure arc-en-ciel coulant. Autre détail qui perturba Smetanka, ce fut l’air fatigué de la personne lui faisant face ; En effet, cette dernière avait les traits tirés, semblant revenir de plusieurs jours de bringue non stop !

Une bien curieuse personne, que celle sur laquelle venait de tomber la Remissus. De plus, son air n’était pas très engageant et, Smetanka n’osait trop ouvrir la bouche pour faire plus ample connaissance. Elle restait donc, plantée là, tel un piquet, sans bouger, son visage au repos, les yeux fixés sur la jeune fille. Sa façon à elle de montrer sa gène. Bien sûr, elle aurait pu s’en aller, mais sa « compagne », bien plus fière que Smetanka le lui interdisait et bien qu’elle ne fasse que regarder les actes de son hôte, Smetanka aimait à lui fière confiance ; Aussi, interdiction de fuir.


* Attendons un peu de voir ce qui se passe. Au pire si je la gène, elle partira et me laissera en paix pour évacuer mes pensées parasites.*
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Asakya Dampierre
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Jeu 7 Mai 2009 - 12:24

[je commençais à désespérer!^^]

La jeune fille éclata, se répandit véritablement en excuses. Cet étalage n'était pas pour plaire à Asakya mais quelque chose, peut-être l'incongruité de ce visage émacié au milieu duquel flottaient deux grands yeux bleus, la fit sourire. Elle haussa les épaules et, sans se préoccuper de la jeune fille, elle essora méthodiquement ses cheveux, répandant les derniers vestiges de couleurs sur ces mains et ses poignets. Puis elle rejeta en arrière la masse rosâtre qui commençait déjà à onduler légèrement après son bain forcé. Enfin elle soupira et revint à la jeune fille qui, de façon évidente, attendait qu'elle dise quelque chose ou lui cède le passage. Elle l'examina un instant, notant que, malgré le maquillage, la créature qui se tenait face à elle était non seulement albinos mais aussi terriblement mal en point. L'éclat terne des cheveux et des yeux de la jeune fille lui rappelèrent le rose pâle de ses propres cheveux et elle ressentit une certaine empathie qui la calma.

*Bon, elle porte un uniforme. La seule école pouvant se trouver dans un endroit pareil doit être Héméra. Et c'est Héméra que je cherche. Donc elle peut toujours mettre utile.*


" ça va, ça va. Enfin non ça ne va pas, je vais devoir encore passer des heures à colorer ça " dit-elle en désignant la masse rose pâle dans son dos.
"Disons que je te pardonne " *ça te calmera peut-être un peu.*
"Tu viens d'Héméra? Comment t'appelles-tu?"

En réalité elle ne pouvait s'empêcher de sourire devant l'air perdu de la jeune fille, devant ses cheveux emmêlés qui mangeaient son visage. Elle ne connaissait pas la pitié et la maigreur du visage ne la touchait donc pas outre mesure. Mais elle était trop fatiguée pour ressentir un mépris quelconque ou une colère durable : sa voix s'était adoucie au fur et à mesure de ses paroles.

Sans laisser le temps à son interlocutrice de répondre à ses premières questions elle ajouta :


"Si t'es d'Héméra, tu pourras peut-être m'aider à rejoindre l'école?"

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Smetanka Chevallus
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Ven 8 Mai 2009 - 13:24

Très intéressée, Smetanka contempla la façon dont la jeune fille essorait ses cheveux, enlevant la multitude de couleurs les égayant. Elle sourit, une idée germait dans sa cervelle. Elle n’avait qu’à se teindre les cheveux pour camoufler leur blancheur de neige. Il faudrait qu’elle fasse des recherches sur ce point à la bibliothèque, il devait y avoir un sort. Toujours est-il que l’inconnue portait une tignasse rose pâle plutôt seyante. Enfin, selon les critères peu humanoïde de Smetanka.

Enfin, la jeune fille paraissait moins mécontente, peut-être même, plus affable qu’auparavant. Cela rasséréna quelque peu Smetanka. Néanmoins, elle restait sur ses gardes, prête à décamper au moins signe de colère de sa compagne. En effet, s’il y avait une seule chose qu’il fallait retenir de Héméra, c’était que les élèves pouvaient être très dangereux ! Elle se rappelait, en effet, un jeune homme qui semblait très bien sous toutes les coutures et, qui, en vérité était possédé par un esprit des plus malveillants. Ainsi, à Héméra, il fallait savoir courir … vite ! Ou, dans le cas contraire, se battre … très bien.

Penser à Héméra la rendit nostalgique, elle venait de passer près de six mois dans la forêt et, son retour parmi les sorciers la perturbait. Elle n’avait plus l’habitude des activités pédestre mais, surtout, elle se sentait étrangère. Et puis, elle ne l’avait pas revu, lui, ne devait pas être revenu.

Elle cacha ses sombres pensées sous un sourire un peu absent. La demoiselle aux cheveux roses venait de prendre la parole, elle semblait en colère d’avoir perdu sa teinture. Encore une chose que Smetanka ne pouvait comprendre. En effet, deux concepts étaient très en vogue chez les licornes : celui de la passivité et de la fatalité. Les licornes prenaient la vie comme elle vient sans se soucier des coups du sort, se contentant de réparer inlassablement ce qui ne réussissait pas.

La jeune fille avait continué en expliquant à Smetanka qu’elle lui pardonnait. La jeune fille sourit un peu plus ouvertement. Elle était soulagée, peut-être n’aurait-elle pas à se prendre une rouste pour incorrection envers un être humain. Dans son esprit, sa compagne sœur de lait se rebiffa mais, Smetanka la cala dans un coin de ses pensées et, ne prit garde à ses dires. Elle se contenta de répondre, plutôt allégrement :


« Oui, effectivement, je suis bien scolarisée à Héméra, à Remissus plus précisément. Et, je me prénomme Smetanka. »

L’anglais lui venait aisément après de nombreux mois à parler exclusivement Portugais. En effet, les licornes dédaignaient l’Anglais, préférant la langue natale de leur pays. Elle gardait néanmoins un étrange accent, difficile à cerner. Elle conclut en répondant à la dernière question de la jeune fille qui, décidément se montrait bien bavarde.

« Je peux te montrer l’école, elle n’est pas loin, ici, on se trouve dans le parc. Je voudrais savoir si tu sais déjà dans qu’elle maison tu es car, si c’est le cas, il faudra allait te chercher un uniforme. Nous sommes obligés d’en porter un durant la semaine, c’est contraignant mais, malheureusement, forcé. »

Elle plissa les yeux, il lui semblait qu’elle avait omis de dire quelque chose. Quelque chose d’important qui plus est. Elle farfouilla sa mémoire pendant plusieurs minutes. Elle avait bien répondue à toutes les questions de la nouvelle arrivante, elle s’était montrée polie et l’avait bien renseigné. En bref, elle ne comprenait pas d’où venait cet étrange pressentiment qui l’a taraudé. Comment faisait-elle avant quand elle venait accueillir des nouveaux élèves ? Elle … elle leur demandait comment ils s’appelaient … Smetanka fronça les sourcils, elle s’était montré malpolie. Elle avait omit l’une des règles principales de la conversation : s’intéresser à l’interlocuteur. Précipitamment, pour rattraper son erreur, elle s’exclama :

« Désolée, comment t’appelle-tu ? «

Elle resta à se tortiller sur elle-même, penaude, ses pieds se trémoussant et formant de petits arcs de cercles dans l’herbe tendre du bord de ruisseau. Smetanka était gênée.
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Asakya Dampierre
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Ven 8 Mai 2009 - 14:17

La jeune fille, Smetanka donc, était vraiment étrange. Son comportement un brin décalé de la réalité laissait Asakya légèrement perplexe. Non que celle-ci ait la moindre idée de ce que pouvait être un comportement "normal". En voyant la jeune fille tour à tour absente, empressée et terriblement gênée, elle se disait quand même que quelque chose ne tournait pas rond. Mais ce n'était pas le genre d'une créature aussi égoïste qu'Asakya de se préoccuper de ce genre de détail. Et de toute façon les années qui s'étaient écoulées depuis sa naissance étaient passées au flou du néant et ne lui laissaient donc aucun critère de comparaison possible.

Les relations sociales étaient donc loin d'être le fort de l'hybride. Comme son interlocutrice ne donnait pas l'impression d'être plus calée qu'elle. D'ailleurs tel n'était pas son problème. Pour le moment tout ce qu'elle demandait c'était de quitter cette horrible moiteur amazonienne, trouver enfin un ligne digne de ce nom, et surtout manger. Son estomac gronda d'ailleurs légèrement pour souligner cette dernière réflexion. Le tout était donc de rejoindre au plus vite les murs de l'école.

Durant leur court échange le chat s'était rapproché d'elles. Il se frottait à présent aux jambes d'Asakya en levant de grand yeux vert vers elle. La jeune fille baisa la tête vers l'animal en fronçant les sourcils.

"Tu vois pas que je suis occupée?!"

Vexé l'animal s'éloigna en direction de Smetanka et s'assit non loin d'elle pour la détailler avec curiosité. Le manège du chat, attiré par l'inconnu mais instinctivement méfiant, rythma les réponses de l'albinos. Finalement lorsqu'elle celle-ci s'enquit du nom de sa compagne, le félin avait décidé de tenter une approche et tournait autour de la créature inconnue en flairant une odeur que lui seul pouvait capter. Asakya soupira :

"S'il t'ennuie dis-le moi et ne te gêne surtout pas pour l'envoyer balader. Il est intenable. Je m'appelle Asakya Dampierre."

Smetanka avait parlé de maisons. Elle chercha dans sa mémoire fatiguée pour retrouver une notion comparable et finit par comprendre ce qu'elle voulait dire.

"Ah, oui. Je dois rejoindre la maison de ... euh... Sin... non. Sa... oh je sais plus."

Elle fouilla dans sa poche pour en ressortir un parchemin... évidemment dégoulinant et conséquemment illisible.

"... ils auraient pu mettre un sort pour protéger l'encre des aléas de ce genre!" maugrea-t-elle.

Elle approcha tout de même la feuille de ses yeux pour tenter d'y discerner quelque chose. Soudain un mot se détacha violemment du marasme gris qui couvrait le papier. Violemment car il explosa littéralement aux yeux d'Asakya comme un reproche très clair aux doutes qu'avait émi la jeune fille à propos du professionalisme de l'école. Celle-ci rejeta la tête en arrière, surprise.

"Oui bon d'accord, je retire ce que j'ai dit..."

Elle jeta de nouveau un coup d'oeil au parchemin

"S-A-E-V-I-T-I-A" épella-t-elle avant de reporter son regard sur Smetanka : "ça existe vraiment un truc avec un nom pareil?"
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Smetanka Chevallus
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Ven 8 Mai 2009 - 19:17

Pendant qu’elle parlait et se flagellait intérieurement pour son manque de politesse (Ershka l’aidait avec plaisir pour cette entreprise d’ailleurs et se plaisait à ruer dans l’esprit de son hôte), Smetanka n’avait pas remarqué l’arrivée du petit machin à poils qu’on appelait chat. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle le vit la renifler intriguer. Il devait se demander d’où venait cette odeur non humaine. Toujours est-il que Smetanka avait toujours aimait les chats ou, plus généralement, les animaux en tous genres.

Elle s’accroupit dans l’herbe humide, à ce propos, elle était étonnée, cela faisait au moins une demi-heure qu’il n’y avait pas eut d’averse brûlante ! On était pourtant en toute fin de la saison des pluies. L’hiver approchait, et avec lui la fin des lourdes averses. Smetanka aimait bien l’hiver, c’était sa saison préférée ! Il faisait un peu moins chaud, et un peu moins humide que l’été et, les orages de chaleur étaient moins fréquents. Donc, la demoiselle s’était accroupie dans l’herbe près du chat, celui-ci, effrayé venait de faire un bond de côté, tel le crabe du bord de mer. Smetanka eut un léger sourire tout en dents, elle s’agenouilla dans l’herbe, mouillant son uniforme bleu et s’aplatit un peu plus, tendant sa main gauche vers l’animal. Méfiant, le petit félin ne vint la renifler qu’après quelques secondes de matage insolent. Il finit par accepter que la jeune fille le caresse.

A ce moment, la demoiselle à la chevelure rose passé prit la parole. Elle lui donna son nom ce qui, après réflexion, arrangeait bien Smetanka, c’était plus facile de pouvoir nommé quelqu’un par son prénom … Asakya … Jamais la Remissus n’avait entendu un prénom pareil, elle trouvait cela joli et aimait la sonorité. Cela faisait bien féminin. Smetanka avait toujours eut un faible pour les prénoms féminins qui finissaient par un « a ». Encore une de ses bizarreries. Elle leva la tête vers Asakya (un vrai bonheur pour elle de pouvoir appeler un chat, un chat ! ) et lui adressa un sourire plutôt heureux, en définitive avant de prendre la parole pour la rassurer sur son chat.


« Il ne me dérange pas, j’ai toujours eut un faible pour les félins ! »

Elle gratouilla une dernière foi la tête du minou et, finit par se relever époussetant ses vêtements, plus par réflexe qu’autre chose d’ailleurs ! Elle contempla l’étendue des dégâts sur son uniforme et, intérieurement jubila. La terre formait de jolies taches brun sombre et, cachée par endroits les hideux carreaux bleu sombre. Quand à ses mitaines jaune et rouge, elles, elles seraient bonnes pour être lavée. Ses vieilles Docs Martens jaunes étaient complètement délavées mais, sur elles aussi, le marron s’accordait bien. En bref, elle aimait le nouvel aspect « à l’arrache et je m’en foutisme » que conféraient les tâches à son uniforme. Le seul problème était que, jamais, les professeurs n’accepteraient en cours un petit cochon tel qu’elle. Elle serait donc obligée de le laver. Ce qui, dans l’absolu, n’était pas dérangeant mais, lui ferait perdre du temps.

Elle sourit devant les péripéties arrivant à Asakya pour trouver le nom de sa maison. Smetanka, elle, les connaissaient bien, elle pourrait même lui faire un petit topo sur sa maison. Eh oui, la Remissus était callée sur Héméra. En effet, cela faisait un bon bout de temps qu’elle trainait ses savates dans les couloirs pierreux et poussiéreux du château.

Elle contempla, vaguement intéressée le parchemin détrempé. C’était amusant le mélange formé par l’encre. Elle-même ne se souvenait même plus de son arrivée au château. C’était vague et, à l’époque, elle était terrorisée par l’idée de vivre en compagnie de bipèdes ! Enfin, ça s’était arrangé avec le temps même si, l’idée de sa cohabitation étonnait toujours Smetanka.

Asakya venait enfin de trouver le nom de sa maison. Saevitia. Smetanka sourit à sa remarque. Effectivement, Saevitia était un peu à part, déjà par rapport à son nom qui se démarquait de ceux des autres maisons mais, aussi, par les élèves qui s’y trouvaient. Smetanka se souvenait de plusieurs cas qui n’étaient guères fréquentables. A Remissus aussi il y en avait, bien sûr, mais Smetanka avait toujours apprécié cette maison plutôt tranquille par rapport aux deux autres. Elle finit par prendre la parole, souriant affablement, bien qu’ayant les sourcils froncés.


« Ah Saevitia c’est la maison des élèves intelligents et aimant l’action …»

Elle fronça un peu plus les sourcils, elle venait de se rappeler qui était le préfet de cette maison. Un garçon qu’elle avait rencontré lors de la nomination de Kina et Tora comme préfets en chef. Smetanka ne le trouvait pas fréquentable, bien trop étrange pour son « terre à terre » de licorne. Toujours est-il qu’elle ne dirait rien à la nouvelle. Pas question de commencer à colporter des ragots et puis, nombre d’élèves n’aimaient pas ça. Et, Smetanka qui commençait à se sentir à peu près détendue en compagnie de la nouvelle élève ne tenait pas à voir l’atmosphère devenir électrique. Elle reprit, décrispant ses sourcils (après tout, Kina était aussi la préfète de cette maison et, elle, était tout à fait fréquentable) [1]

« Il faudrait que je t’amène à la préfète Kina Ducila, malheureusement, je n’ai pas la moindre idée d’où elle peut être. Je propose donc qu’on rentre au château, qu’on aille chercher ton uniforme et que l’on cherche un Saevitia pour qu’il te montre ou se trouve ta maison ! »

Elle fronça les sourcils. Il y avait un détail qu’elle était sûre d’avoir oublié. Cela lui reviendrait mais, cette mémoire gruyère l’énervait. En temps normal, elle avait une moire d’éléphant, mais, « d’insignifiants détails importants » résistaient et passaient leur temps à lui échapper. Elle claqua des doigts, ce qu’elle avait oublié venait de lui revenir.

« Si tu as faim, on peut passer à la cuisine pour que tu prenne quelques trucs à grignoter ! »

Elle avait, en effet, entendu l’estomac de Asakya émettre un grognement indiquant qu’il crevait la dalle et qu’il aurait bien voulu des trucs à manger afin de pouvoir digérer en toute quiétude. Smetanka eut un sourire intérieur. Qu’elle était prévenante dit donc ! les anciennes habitudes commençaient à revenir.

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[1] Smetanka aime classer les gens en fréquentable ou non ^-^
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Asakya Dampierre
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Ven 8 Mai 2009 - 23:05

Asakya réfléchit un court moment aux diverses propositions de Smetanka. Comme elle n'avait aucune idée ni de l'endroit où elle était réellement, ni, en fait, de ce qu'était une école, il lui apparut rapidement qu'avoir un guide ne serait pas si mal.

"ça me va!"

Elle passa une main pour soulever ses cheveux : la chaleur commençait à devenir étouffante.

*Il faudra aussi que je m'occupe de ces machins rosâtre... mais ça attendra.*

D'un coup, maintenant qu'elle était un peu moins réveillée et un peu plus affable, tout un tas de question lui venait à l'esprit. A commencer par celle-ci, qu'elle s'empressa de transmettre à la jeune fille :


"au fait, quel jour sommes-nous?"

Elle ne savait pas trop comment l'idée du temps avait surgi dans son esprit mais elle se fit la réflexion qu'elle ne savait même pas l'année.

"...et en quelle année sommes-nous?" ajouta-t-elle en se disant que cette question avait de quoi surprendre.

Le chat était revenu vers elle. Elle se pencha pour l'attraper et le percher autour de son cou comme une écharpe noire, poilue et ronronnante. Elle lui fit ouvertement remarquer qu'il faisait, encore une fois, trop de bruit. A quoi l'animal répondit par un miaulement méprisant et vibra de plus belle. Asakya soupira.


"Si on y allait avant qu'il se mette à pleuvoir?"
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Smetanka Chevallus
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Dim 10 Mai 2009 - 21:02

HRP : [Euw par contre j’ai eut un blanc, en vérité, les uniformes se trouvent dans les tiroirs des dortoirs ^-^ faisons comme si je n’avais rien dit :p]

Smetanka eut un long regard, bleu et ouvert. Asakya venait de lui poser une colle. Après ses longs mois de déambulation dans la forêt, Smetanka n’avait pas la moindre idée du jour qu’il pouvait être. Elle réfléchit un instant, mais, c’était peine perdue, elle était restée trop longtemps coupée du monde pour se souvenir de la date précise. Elle soupçonnait que le mois était Novembre, mais de là à faire plus précis.

Elle eut un ronchonnement mécontent, ce n’était pas pratique de se retrouver sans date précise. Il fallait qu’elle se renseigne le plus rapidement possible ! Dans tous les cas, la nouvelle avait soulevé une question de la plus haute importance. Smetanka plissa le nez, l’année, ce n’était pas trop difficile. Elle tendit ses mains devant et contempla ses superbes mitaines rayées rouge et jaune. Puis, elle abaissa tous ses doigts et commença à compter, se basant sur son âge pour savoir en qu’elle année l’on était arrivé. Lorsqu’elle eut terminée, elle rabaissa ses bras le long de son corps et eut un sourire victorieux.


« On est en 2003, en novembre à peu près. Quand à être plus précise, je ne le peut guère, je viens de passer de longs mois dans la forêt, sans guère avoir de contacts humanoïdes ! »

Elle soupira, elle avait été trop déconnecté de la réalité, c’était mauvais. Soudain, un détail auquel elle n’avait prit garde lui sauta aux yeux, violement, la faisant sursauter. La demoiselle disait ne pas savoir en qu’elle année l’on se trouvait ! Smetanka plissa les yeux, contempla de ses prunelles froides et ternes la personne lui faisant face. Sur quoi était-elle tombée ? Peut-être s’agissait-il d’un vampire étant resté endormit durant des siècles dans quelque caveau oublié, ou encore d’une sorcière ne pouvant vieillir que de méchants sorciers avaient emprisonné dans un laboratoire afin de l’étudier ! [1]

Et voila, l’esprit de Smetanka était partit en trombe, elle divaguait, se perdant dans les myriades de chemins sans fin que créait son esprit. Le domaine des rêves l’avait prise dans ses bras et, Smetanka n’arrivait plus à en sortir. Elle imaginait une foule de possibilité pour expliquer le fait qu’Asakya ne se souvienne pas de la date. Elle aimait rêver mais, n’osait lui demander la vérité.

Elle ne s’aperçu pas du retour du chat dans les bras d’Asakya, n’entendit pas la remarque acide de la jeune fille envers son compagnon à quatre pattes. Elle restait debout, statique, dans une pose un peu trop droite pour être naturelle. Elle aurait pu être une statue de marbre si ses paupières n’avaient cligné à intervalles réguliers. Elle aurait pu rester des siècles ainsi. La question d’Asakya rentra dans son esprit par une oreille mais, ressortit de suite par l’autre sans que son cerveau ne prenne la peine de traiter l’information. Ce ne fut que lorsqu’une goutte de pluie humide et chaude lui tomba sur le nez qu’il cligna rapidement des paupières et, sortit de son état de transe. L’esprit pratique, elle dégaina sa baguette de bois noir et, lança un « Accio Parapluie » d’une voix retentissante. Elles attendirent à peine une minute avant qu’un grand parapluie de couleur verte décoré de dessins de pommes jaunes apparut devant Smetanka. La jeune fille l’ouvrit d’un mouvement sec et, éleva le parapluie au dessus de sa tête et de celle de sa compagne. Il était vraiment grand et, malgré deux de ses baleines tordues et son air fatigué, il protégeait convenablement les deux jeunes filles. Il était, d’ailleurs, temps, en effet, l’averse se fit plus drue et, bientôt, se furent de véritables trombes qui tombaient, un bourbier se formant sous leurs pas. Cela n’inquiétait pas Smetanka, elles seraient bientôt à l’abris dans le grand hall. Elle prit la parole, parlant fort, ou plutôt, criant à tue tête afin de se faire entendre malgré l’averse.


« Désolé pour mon absence de tout à l’heure, j’étais perdue dans mes pensées. Ne t’inquiète pas, nous sommes bientôt arrivée ! »

En effet, devant elles, se profilaient l’entrée massive, bien que troublée par les torrents dégringolant du firmament. Smetanka sourit, elle avait les cheveux trempés à cause des projections mais s’en fichait royalement. Dans la cuisine, il ferait bon et, un grand feu de cheminé les réchaufferaient.

----------------
[1] Beaucoup de sorciers sont, aussi, méchants pour Smetanka, d’où sa vision quelque peu réductrice.

[A toi le prochain post dans le hall ou dans la cuisine enfin ^-^ comme tu préfère quoi ! ]
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Asakya Dampierre
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   Lun 11 Mai 2009 - 21:09

{cuisine!!}
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MessageSujet: Re: Ridicule rengaine   

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